La course aux désirs

Publié le par ruth13

  Une vieille femme et son mari bûcheron travaillaient dur pour couper 2 fagots de bois par jour. L’un était vendu sur le marché tandis qu’ils gardaient l’autre pour se chauffer.

 

   Les 2 vieux vivaient chichement, mais pouvaient compter sur davantage de riz cette année, peut-être une nouvelle

toiture pour l’année prochaine et un bœuf dans 3 ans. 

 

   Pourtant, ils se plaignaient sans cesse de leur sort.

 

   Un jour qu’ils se rendaient dans la forêt, ils croisèrent un dieu, chance extrêmement rare ! Celui-ci leur donna le choix:

 

   "Dans ma main gauche, un trésor:  la possibilité de vous payer  ce que vous désirez. Dans main droite: la tempérance."

 

   Le mari, convaincu qu’une telle opportunité ne se présenterait pas 2 fois choisit sans hésiter la main gauche. Pour la tempérance, ils en avaient fait preuve jusqu’ici et c’était bien assez !

 

   Grâce à l’argent, la femme voulut goûter une cuisine plus savoureuse: chaque soir, pendant un an  ils se payèrent des mets exquis. Mais bien vite, voyant qu’ils ne pourraient jamais s’offrir tous les plats existants, ils abandonnèrent.

 

   Ils songèrent ensuite à faire réparer leur maison.

 

   « Mais pourquoi se contenter d’une pièce alors que nous pouvons nous payer une belle maison ? », dit le mari. Ils firent donc venir tous les architectes de la région, et tous leur proposèrent des modèles, des plans et des matériaux

différents... si bien qu’au bout d’un an les 2 vieux n’avaient pas encore choisi.

 

   Pressés de dépenser leur argent, ils se rappelèrent alors qu’ils avaient besoin d’un bœuf: « Pourquoi un seul ? demanda

le mari. Nous pourrions acheter un troupeau entier ! ».

 

   Mais là encore, les races bovines sont nombreuses et le couple ne sut décider laquelle de la Charolaise ou de la

Limousine était la meilleure…

 

   La vie des 2 vieux fut un calvaire : un nouveau désir effaçant l’ancien ils s’épuisèrent à désirer sans pouvoir s’offrir quoique ce fut. 

 

   Lorsqu’à nouveau le dieu se présenta à eux, il leur dit:

 

   « Sots que vous êtes ! Vous possédiez déjà la tempérance. Qu’aviez vous besoin d’un trésor ! »

 

   Savoir régler ses désirs est la plus grande richesse que nous puissions souhaiter. Car un désir est par nature

insatisfait: mieux vaut se contenter de peu pour être comblé que de désirer toujours mieux et ne rien obtenir.

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Publié dans Contes

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T
Sniff Bouhh, allez je déchire mon bulletin de Loto !
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R
<br /> non! donne le moi ! <br /> <br /> <br />
C
du poète Pierre DUPONT   (1821-1870)Les boeufsJ'ai deux grands boeufs dans mon étable,Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;La charrue est en bois d'érable,L'aiguillon en branche de houx.C'est par leur soin qu'on voit la plaineVerte l'hiver, jaune l'été ;Ils gagnent dans une semainePlus d'argent qu'ils n'en ont coûté.S'il me fallait les vendre,J'aimerais mieux me pendre ;J'aime Jeanne ma femme, eh bien ! j'aimerais mieuxLa voir mourir, que voir mourir mes boeufs.Les voyez-vous, les belles bêtes,Creuser profond et tracer droit,Bravant la pluie et les tempêtesQu'il fasse chaud, qu'il fasse froid.Lorsque je fais halte pour boire,Un brouillard sort de leurs naseaux,Et je vois sur leur corne noireSe poser les petits oiseaux.S'il me fallait les vendre,J'aimerais mieux me pendre ;J'aime Jeanne ma femme, eh bien ! j'aimerais mieuxLa voir mourir, que voir mourir mes boeufs.Ils sont forts comme un pressoir d'huile,Ils sont doux comme des moutons ;Tous les ans, on vient de la villeLes marchander dans nos cantons,Pour les mener aux Tuileries,Au mardi gras devant le roi,Et puis les vendre aux boucheries ;Je ne veux pas, ils sont à moi.S'il me fallait les vendre,J'aimerais mieux me pendre ;J'aime Jeanne ma femme, eh bien ! j'aimerais mieuxLa voir mourir, que voir mourir mes boeufs.Quand notre fille sera grande,Si le fils de notre régentEn mariage la demande,Je lui promets tout mon argent ;Mais si pour dot il veut qu'on donneLes grands boeufs blancs marqués de roux ;Ma fille, laissons la couronneEt ramenons les boeufs chez nous.S'il me fallait les vendre,J'aimerais mieux me pendre ;J'aime Jeanne ma femme, eh bien ! j'aimerais mieuxLa voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
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R
<br /> belle mentalité ! <br /> <br /> <br />